Scénario
I) La genèse de Sylphide
Il y a fort longtemps de cela, un nouveau monde fut découvert : Sylphide.
Un seul de ses continents était connu, avec ses dangers, ses contrées, ainsi que son lot de surprises.
Le monde déjà exploré ne formait donc qu'un seul continent.
En effet, faute de temps, et surtout de paix, le reste de ce monde ne fut pas exploré.
Les différentes communautés qui y vivaient étaient en proie à des conflits incessants et les mers étaient remplies d'incalculables dangers.
Le climat de ce continent était varié, allant de la sécheresse du désert au climat tempéré, permettant une terre fertile avec de vastes forêts.
Je vais vous conter la saga de la colonisation de ce continent, ainsi que l’histoire des peuples qui y vécurent.
Le continent fut colonisé par deux peuplades différentes : les Sylphidens, qui avaient fuit leur monde d'origine, et les Sylphidams, qui étaient en quête d'exploration.
Les deux peuples étaient passé dans ce monde grâce à des portes astrales ; ils venaient de mondes différents mais avaient de nombreux points communs.
Au fur et à mesure du temps, ils se découvrirent des origines et des centres d'intérêts proches les uns des autres ; ils fondèrent donc une ville qu'ils nommèrent Egaliota.
Il y avait dans la communauté de cette cité, deux personnages qui se nommaient John et Willliam.
John était originaire du peuple des Sylphiden, tandis que William descendait du peuple Sylphidam.
Ils étaient tous deux chefs, reconnus et respectés dans l'ensemble de la ville. Avant toutes choses, il faut savoir que même s'ils avaient fondé une ville commune, les deux peuples n'étaient pas d'accord sur une question qui, plus tard, entraînerait bien des désastres.
En effet, les gens de Sylphidam étaient pour qu'aucune loi n'existe.
De plus comme le contient était nouveau, ils voulaient que tous les modes de vies puissent y voir le jour sans restrictions. Que ce soit voleurs, bandits, marchants, mages noirs ou mages blancs, peu importe !
Toutes choses devaient exister sans restrictions, dans un monde parfait.
De même pour l'organisation qui se ferait automatiquement par l'intervention des divers groupes qui se formeraient.
La liberté totale devait être le mot d'ordre.
Les Sylphidens, eux, qui provenaient et qui avaient fuit un monde corrompu, prônaient l'ordre et la discipline, garants selon eux, d'une stabilité et d'une continuité de l'avenir par l'intermédiaire de lois et de valeurs morales.
Au fil des années et au fur et à mesure de la construction d'Egaliota et de sa communauté, des concessions furent faites de part et d'autre.
Mais cela allait changer avec John et William, car ce dernier voulait un retour absolu à l'éthique première des Sylphidam, ne voulant plus suivre « ces règles dépassées et stupides » selon lui.
Alors un débat féroce s'engagea, qui se termina par la guerre civile entre les Sylphidens et les Sylphidams ; William brandissant à la tête de son armée, sa fameuse épée en Myrthrail légendaire nommée « Pourfendeuse de montagne », tandis que John lui, se trouvait à la tête de ses partisans, avec son arc légendaire « Vent Perçant » ainsi que ses fameuses flèches d'or qui ne pouvaient manquer leurs cibles.
La guerre dura longtemps, une rue de la ville changeant par exemple trois fois de camp consécutivement, tant la lutte était acharnée.
John s'efforçait de sauvegarder ses compagnons et utilisait la magie blanche : magie protectrice par excellence. William, lui, les envoyait au massacre « pour la juste cause ».
Il fut de plus en plus habité par une rage meurtrière. C'est ainsi qu'il bascula petit à petit dans la folie, voulant toujours plus de sang, voulant en fait triompher des ses ennemis et devenir le seul, l’unique homme à la tête des deux communautés.
Il utilisa pour cela les pouvoirs sombres de la magie noire, « tous les moyens étant permis pour triompher ».
Cependant le nombre de forces de part et d'autre diminuait, et se fut alors au tour de John et de William de se battre, chacun voulant « en finir au plus vite ». William tout en force et en brutalité, John au contraire, en esquive et en souplesse.
Leur affrontement dura un jour et une nuit, chacun étant de forces égales. Je ne raconterais d'ailleurs pas la lutte tant il faudrait de pages pour vous la narrer. Cependant, il fallut bien qu'elle se finisse.
En voici sa conclusion : William réussit à esquiver une flèche de peu et, le temps que John en encoche une deuxième, fonça sur son adversaire en lui plantant son épée en pleine poitrine. Seulement John avait réussi à bander son arc, et c'est avec ses dernières forces qu'il décocha une flèche qui alla se ficher dans le cœur de William.
Avant que celui-ci ne se mette à expirer, il prononça cette dernière et énigmatique phrase : « un jour je reviendrai ». Et John lui répondit : « compte sur moi... ». C'est ainsi qu'ils moururent tous les deux.
Des siècles passèrent, John et William furent enterrés dans des endroits secrets et on ne vit plus jamais ni l'épée, ni l'arc, laissant de nombreuses questions sans réponses.
Quelles forces avaient aidées John et William, dont les pouvoirs dépassaient l'entendement ? Que signifiaient ces dernières paroles énigmatiques ? Et... quel serait l'avenir de Sylphide ?
II) L’après guerre civile
L'histoire n'en fut pas pour autant terminée. John et William entrèrent dans la légende, John fut appelé le Sylphiden et William le Sylphidam. Les deux groupes s'étaient éparpillés. Sylphide fut repeuplée et explorée, de nouvelles villes firent leur apparition.
Cetina au nord de Sylphide, dans un climat de glace et de froid, Metialos, située à l’est, entourée d’une forêt verdoyante.
Deribar était au sud, ville au climat aride et sec, subissant l’influence néfaste du temple de Sylphidam alors que Yeasa était située à l’ouest en pleine zone désertique.
Egaliota fut quant à elle reconstruite. Située au centre de la croisée des chemins, elle était la capitale de Sylphide.
C'était la plus grande et la plus florissante des villes grâce à son économie prospère
. Ainsi, un monde renaissait de ses cendres, mais les rivalités n’en étaient pas enterrées pour autant, bien au contraire...
En effet, diverses factions s’étaient emparées des différentes villes, exerçant leurs lois dans ces dernières, avec une justice arbitraire et une insécurité certaine.
Ambitionnant des buts plus ou moins clairs, ces factions voulaient contrôler les autres villes et finalement, le monde connu...
Deux temples furent créés à la mémoire du Sylphidam et du Sylphiden : le temple de Sylphiden fut bâti au nord-ouest.
Sa présence bénéfique rendit la terre fertile et la région prospère, tandis que le temple du Sylphidam, qui fut bâti dans le sud-est, rendit la terre aride et sèche.
Dans chacun de ses temples fut gardé des reliques des deux personnages. Mais un jour, des marchands découvrirent une épée faite d'un métal rare.
Nul n'entendit plus parler d'eux mais, l'épée fut retrouvée dans le temple de Sylphidam, entourée de runes et d'un mystérieux pentacle.
L'on vit alors des créatures, venues de nulle part, envahir Sylphide.
Des morts revinrent à la vie et d'autres fléaux apparurent. Un homme encapuchonné se rendit alors à la place d'Egaliota et, durant une foire, brandit une épée semblable à celle du temple. Il commença à incanter dans une langue lugubre, et fit apparaître un éclair provenant des nuages noirs qui s'amoncelaient au dessus de Sylphide.
Celui-ci foudroya et détruisit la mairie d'Egaliota. Il s'exclama alors, avec un voie sépulcrale : « je vous l'avait dit, je suis revenu et ce monde tombera sous ma coupe ».
C'est à cet instant, dans un arc-en-ciel qui transperça le sombre et nébuleux voile formé par les nuages, qu'un autre homme, vêtu d'une armure resplendissante et d'un arc somptueux, se matérialisa devant l'homme à l'épée et lui dit « sur ton chemin tu me trouveras ». Il tendit sa corde, une flèche encochée, et tira dans la gorge de l'homme encapuchonné.
Celui-ci disparut alors dans une faille de la terre - qui s’ouvrit et se referma aussitôt - en lançant son arme qui, dans un halo noir, retourna dans le temple de Sylphidam. L’épée fut de nouveau à la même place dans le temple, entourée par le pentacle mais sans les runes.
L'homme armé d'un arc dit alors ceci : « peuple de Sylphide, méfiez-vous ! L'heure de choisir votre destin approche », ce sur quoi il disparut dans un arc-en-ciel, son arc fut dans un éclair dans le temple de Sylphiden. Celui-ci luit toujours à l’heure actuelle, pulsant d’une lumière dorée.
Certains affirmèrent alors que c'était Sylphidam et Sylphiden, d'autres n'y crurent pas. Quoiqu'il en soit, la majorité des monstres et des fléaux disparurent - bien que certains subsistèrent - alors que d'autres attendaient dans l'ombre, un ordre de leurs maîtres. Quels qu'ils soient...
III) Les autres lieux de Sylphides
Après la guerre civile, deux lieux apparurent : au sud-ouest, une forêt dense que l’on appela la Forêt Garnama et au nord-est un grand lac, avec une petite île au milieu, que l’on appela Silfotane.
1. L’histoire de la foret de Garnama
Lors de la guerre civile, des pouvoirs magiques furent lancés et des invocations effectuées. Mais les résidus magiques furent assemblés en un lieu de pouvoir : la Forêt Garnama. La forêt de Garnama est étrange et mystérieuse. En effet, elle a une âme ou plutôt devrais-je dire : deux âmes. Une bonne et une mauvaise, découlant des forces ésotériques qui eurent lieu durant la guerre. Ainsi on y distingue la zone verte et la zone sombre.
Il faut savoir que la forêt est vaste, que plusieurs personnes s’y sont perdu et qu’aucun recensement ou cartographie de la forêt ne put avoir lieu. Car d’étranges phénomènes ont lieu chaque instant dans cette jungle verte. Une légende raconte qu’un jour, la forêt s’étendra, dominant tout sylphide. Mais qui peut dire si cela deviendra une réalité ou restera juste une légende ?
De nombreuses créatures peuplent cette forêt, certaines sont dangereuses, d’autres sont amicales. Quoi qu'il en soit, personne ne sait avec exactitude ce qui s’y cache. De nombreux aventuriers sont partis explorer cette contrée, cherchant gloire et fortune. Peu en sont revenus. Selon des dires, il y aurait une arme et une armure datant de la guerre civile. De rares témoins affirment les avoirs aperçu. Mythe ou réalité ? Certains les cherchent encore, sans succès. D’autres dires affirment que la forêt est une porte vers d’autres mondes. Cela est un mystère de plus.
2. L’histoire de Silfotane
Tiré de la chronique de Vishtansiana, mage guerrière de l’ordre Yinyan. Ordre ancien et occulte de l’Equilibre.
« Las, que je suis las de cette guerre entre John et William.
Il n’y aura d’issue que le chaos. Mais notre devoir est sacré.
Je ne puis m’y dérober. Je ne puis m’en échapper, a moins que... Mais non ! Moi et mon ordre avons une tâche à accomplir, il nous faut œuvrer dans l’ombre, à la fois pour William et pour John.
Discrètement mais sûrement. L’équilibre des forces doit être préservé. A tout prix.
Seulement William a déjà des doutes , plusieurs de mes sœurs ont mystérieusement disparu alors qu’elles se battaient dans son camp. Qu’adviendra t-il de nous ? Quelle folie s’est donc emparée de ces habitants ? Je viens d’avoir une communication télépathique avec la Mère Supérieure, confirmant mes craintes : nous ne sommes plus qu’une poignée. Difficile à capter, cette communication, les précautions que nous prenons pour nos contacts étant si draconiennes.
Je pense être la seule à avoir reçu le message mais... qui sait ? Nos secrets, notre savoir et notre vocation doivent êtres préservés. Pour la relève... pour le futur... Sinon, nos efforts auront été vains... »
Fin de la chronique qui fut retrouvée quelque part dans Sylphide.
A la fin de la guerre un lieu mystérieux…mal défini, perçu par peu de monde…juste un lac et une île ainsi qu’une grotte…enfin c’est ce que la majorité affirme avoir vu. Tantôt miraculeux pour les uns grâce à l’eau du lac, tantôt dangereux pour les autres…..on la nomme Silfotane….